Les impacts des fortes chaleurs


1/ Baisse de la production laitière.

2/ Incidences sur la composition du lait : baisse des taux, modification du profil en acides gras.

3/ Impact sur les vaches gestantes et sur les nouveaux nés.

4/ Problèmes métaboliques.

5/ Fatigue, boiteries.

6/ Incidences sur la santé de la mamelle : cellules, mammites.

7/ Baisse des performances de reproduction.

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Le plan d'action à mener en bâtiment d'élevage


Au préalable, il est souhaitable de réaliser un diagnostic ambiance et ventilation par le service bâtiment et Énergie d'Agrial. 

Ce diagnostic permet d'identifier les mesures correctives en fonction du type de bâtiment et d'animal logé.

Il permet :

  • De définir les conditions aérologiques sur le site.
  • D'adapter le bâtiment lors de sa conception.
  • D'optimiser l'existant en précisant les recommandations techniques par type de bâtiment, par animal.
  • De calculer les surfaces ventilantes par bâtiment et de les comparer aux recommandations.
  • De mettre en place des solutions techniques pour limiter le risque sanitaire et le stress thermique.
  • D'estimer le coût et d'accompagner techniquement la mise en oeuvre

1/ Vérifier les conditions d’abreuvement.

Vérifier si les vaches ont à disposition de l’eau à volonté, le besoin en eau peut doubler durant les périodes estivales. La consommation d’eau contribue à la thermorégulation.

2/ Mettre à disposition des aliments appétents.

Le fourrage doit être appétent tout au long de la journée, pour cela, vous pouvez distribuer l’alimentation en deux fois : tôt le matin et tard le soir, aux heures fraîches. Le front d’attaque doit être propre et la mélangeuse vidée après la distribution pour éviter que le fourrage ne réchauffe entre deux séquences de désilage et distribution.

Soyez également attentifs au stockage dans les silos et à l’auge, qui doit être protégée des rayons du soleil.

3/ Offrir de l’ombre aux animaux en pâture.

La température ressentie à l’ombre peut aller jusqu’à 14°C de moins qu’en plein soleil. Optez pour une prairie arborée avec une bonne répartition des plantations pour obtenir un microclimat bénéfique. En l’absence d’ombre, privilégiez le pâturage nocturne.

4/ Réduire le rayonnement direct et indirect du soleil à l’intérieur des bâtiments.

Le rayonnement peut impacter de plusieurs degrés, à certains endroits, la température ressentie par l’animal.

Veillez à gérer les ouvertures du bâtiment pour obtenir à la fois de l’ombre mais également faire circuler l’air.

Un environnement enherbé autour du bâtiment apporte de la fraîcheur contrairement aux béton, galets, pierres et goudrons qui eux, apportent de la chaleur qui sera restituée en début de nuit.

5/ Améliorer la ventilation naturelle.

Le vent permet de renouveler l’air d’un bâtiment tout en diminuant la température ressentie des animaux. Par exemple, vous pouvez démonter les bardages provisoirement ou les remplacer par des ouvertures modulables, comme des volets, afin de faire circuler l’air en maintenant l’ombre.

6/ Installer une ventilation mécanique : seulement dans certains situations et en seconde intention.

La ventilation mécanique devient la solution lorsque tous les paramètres précédents n’ont pas été suffisants. Elle va permettre de faciliter l’évacuation de la chaleur.

Il est important de positionner les ventilations de manière performante afin d’éviter les regroupements d’animaux.

En traite conventionnelle, positionnez les ventilations aux endroits suivants, par ordre de priorité :

  • L’aire d’attente.
  • Les zones de couchage et la zone d’accès à l’auge.
  • Les couloirs de circulation entre rangées ou à l’arrière des logettes.

En traite robotisée, positionnez les ventilations aux endroits suivants, par ordre de priorité :

  • Les zones de couchage, la zone d’accès à l’auge et l’aire d’attente devant les robots.
  • Les couloirs de circulation entre rangées ou à l’arrière des logettes.

En complément de la ventilation, le bâtiment se doit d’être ouvert afin de permettre le renouvellement de l’air.

plan action à menerplan action à mener

7/ Installer la brumisation et le douchage : en dernier recours et avec précaution.

L’utilisation d’eau pour rafraîchir les animaux est la dernière étape car il ne faut pas augmenter le taux d’humidité de l’air (THI).

La brumisation et le douchage sont à utiliser en complément d’une ventilation mécanique tournant à pleine vitesse. Le flux d’air important de la ventilation va permettre d’évaporer l’eau en évacuant la chaleur. L’utilisation doit être séquencée et réservée aux périodes les plus chaudes avec une hygrométrie limitée.

La brumisation et le douchage sont à éviter dans les bâtiments trop fermés car ils sont souvent peu ventilés (salles de traite…).


La mesure du THI sur une longue période permet d'identifier si les animaux sont souvent en stress thermique. 

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